mardi 19 novembre 2013

Une année qui passe



Passé un demi-siècle, il y a comme une sensation d'infinie minusculité qui s'installe. La minusculité est à comprendre sur une échelle allant d'1,85 m au femto-mètre. Actuellement, j'ai la sensation radieuse d'occuper un femto-mètre (et sans doute moins). Je viens tout juste de fêter mes 50 ans et c'est une intense satisfaction.
Le renouveau après un syndrome hépatique qui s'estompe lentement dans les brumes d'un sommeil quotidien réparateur, comme pour couronner un nouveau départ.
Un de plus.
Mais quel pied!
Alors il fallait bien mettre un bouquet, ici ou là.
Il faut enfin adjoindre à cette période des rêves circulaires, et non plus ces rêves en surbrillance carrés, losangiques ou rectangulaires dans les coins desquels je ne cessais de me heurter.
Me revoilà Gomez, ta Morticia.

jeudi 25 juillet 2013

Repris, sans échange, avec de l'amour simple - Pour mes petits (qui sont grands)




J'ai du mal à trouver un titre parce que j'ai du mal à aligner les mots pour le texte. Les phrases se bousculent pourtant et il y a embouteillage du côté de la sortie mains gauche et droite sur clavier.
Il y a 30 ans maintenant, j'ai reçu le plus beau cadeau que l'on puisse recevoir; ça a recommencé quelques années plus tard, un autre plus beau cadeau de ma vie.
On ne s'y attend pas à ce genre de chose, on ne vous explique pas à la naissance qu'un jour comme ça, au détour d'un regard vous allez rencontrer de l'amour extraordinaire... pas du petit amour avec de la guimauve dedans, non non. De l'amour monolithique fait en métal issu d'une technologie extra-terrestre. De l'amour constitué pour trois quart d'évidence et pour un quart de rigolade, même si ces proportions ne cessent de se modifier. Pas de l'amour avec de la passion dedans, non, non, de l'amour, c'est tout. C'est drôlement dense ce genre d'amour, faut surtout pas le laisser tomber sur un pied, ou une main, ou par terre, ça fait un gros trou, à assimiler à un trou noir, avec de la substance qui absorbe tout et qui ne se décrit pas. Je ne me souviens même plus de ce qu'était mon organe à amour avant, je ne me souviens plus du vide ou du trois-quart plein qu'il pouvait ressentir, je ne me souviens plus d'ailleurs s'il ressentait quoi que ce soit. Il devait bien pulser pour un truc mon organe à amour mais il n'était pas préparé à recevoir toute cette chaleur en une seule fois. Ca non.
Je me souviens bien comment ça a débuté. J'ai d'abord vu le ventre de ma soeur prendre de la rondeur et j'ai senti comme une impatience naitre en moi. J'avais juste hâte, j'étais curieuse de la nouveauté à venir. Je me souviens même que je cranais un peu avec les copines... Oui un bébé, oui, je n'aime que les enfants à partir de 3 ou 4 ans... allez savoir pourquoi on arrive à débiter autant d'âneries à la minute? Pour se donner de l'importance? pour se donner une contenance? Pour s'enlever la petite inquiétude sourde qui est bien là, des fois que rien ne soit si simple.
Et un matin, il a été là, le bébé, mon neveu. Et quelques années plus tard, elle était là ma nièce. Ca a démarré comme ça l'amour monolithique. Faut que je vous dise, ça ne s'use pas avec le temps. Il y en a toujours la même quantité, peut-être même que je n'avais pas estimé avec justesse le poids de tout ça. C'est lourd mais extrêmement léger à porter, ça donne le teint clair, ça donne des papillons dans l'estomac, ça donne de la joie.
Un jour, j'ai reçu le plus beau cadeau qui soit. Des cadeaux comme ça, ça ne se choisit pas, on ne cesse jamais de les recevoir et aussi de les ouvrir avec émerveillement.

Cette année spécialement, je me souviens de l'émoi de mon père, parti à la clinique voir sa fille alors qu'elle accouchait. Je me souviens des appels téléphoniques, de sa voix blanche, inquiet comme il l'était toujours pour ses filles. Et je souris avec juste des larmes qui coulent parce que c'est comme ça l'amour familial, important, naturel et sans histoire. Approximativement.

Le passé est passé, même pas de la funée

Comme le temps passe vite...
Je relis ça et ça m'est étranger. La faculté d'oublier reste sans doute la pire de mes qualités, j'en ai très peu.

C'est bien la pire chose que je connaisse, la haine et cette espèce d'insatisfaction chronique qui l'accompagne.
La haine ne vient pas seule, elle est issue du mépris dispensé par l'entourage, proche ou lointain, réel ou ressenti comme tel.
Je connais un homme, encore jeune, tellement sur de sa supériorité qu'il n'en cesse de mépriser les autres. Il est un cas parmi tant d'autres, qu'on ne souhaiterait pas relever, le mépris n'a de valeur que par l'importance qu'on lui accorde. Il n'en reste pas moins que chaque fois que je rencontre quelqu'un ayant passé un peu de temps avec lui, il revient dans la conversation son mépris chronique. Il en est donc des senteurs comme des comportements, ils laissent dans leur sillage une vague impression de douceur ou de dégoût.
Il est bon d'écrire ce qu'il y a de pire ou de meilleur en nous, pour l'exorciser. Un médecin que je voyais l'autre jour après un léger surmenage me posa une question simple "êtes-vous bien entourée?" et tout de go, sans hésiter, j'ai répondu "non". Je n'ai pas cillé, j'ai eu très mal à l'intérieur, j'ai eu de l'humidité en remontée rapide au niveau des yeux et je me suis arrêtée là, je m'apitoyais sur mon sort. Berk.. En le couchant là, ça partira en volutes mal-odorantes, tout au plus. Parfois, j'exècre l'indifférence des hommes, ça ne m'empêche pas de replonger jusqu'au coude dans l’empathie et les solutions à trouver, parce que c'est comme ça, inscrit à l'intérieur, en bonne égoïste que je suis, ni plus ni moins que mon voisin.


Voulez-vous des Pivoines ?


Je vais chez un fleuriste qui est un peu merveilleux. Il est du genre à vous dire « Prenez ça aujourd’hui, mais pas le reste, avec la chaleur ça ne va pas tenir ». Et ses conseils se révèlent avisés.  
Bref, mon fleuriste est un peu merveilleux.
J’aime les pivoines, la fleur dodue, généreuse, qui ne se la pète pas, qui peut s’appeler Sarah Bernard et être odoriférante comme pas possible. Bref, c’est la FLEUR dans toute sa splendeur, celle qui s’ouvre et en donne encore plus, qui boit goulument mais reste droite avec un peu de langueur dans le pétale.
« Si tu plonges longtemps ton regard dans l'abîme, l'abîme te regarde aussi » disait Nietzsche.
Et Nietzsche n’est pas le quart de la moitié d’un loser, ça non.
Le rapport entre la pivoine et Nietzsche ?
Je vous en pose des questions ?
Non je n’ai pas de longues conversations avec les pivoines, oui j’ai plongé mon regard dedans, non je n’ai pas eu l’impression d’être suivie, oui, je comprends le symbolisme de tout cela. Et alors ? J’avais juste envie de divaguer sur la voie publique. 


mardi 23 juillet 2013

Interlude en juillet


Je suis bien obligée de constater que l'air est vicié. Vicié au pétrole, à l'ail et à l'oignon, au rot froid, à la fesse transpirante. L'air est vicié, il sent l'humanité et l'humanité pue!
Je me suis réveillée en jouant avec ces idées pour le moins odorantes, sans suavité.
Avec le tonnerre en arrière plan.
Comme il faisait sombre, j'ai vaguement bougé les orteils, histoire de prendre conscience du faible pouvoir de mon cerveau. J'ai tourné les yeux vers la droite, puis vers la gauche.
Rien, pas un mouvement.
Les matins moches, mes idées sont à l'identique. Foutus matins moches. 

Mandela - copyrights inconnus

mardi 16 juillet 2013

Mélanges estivaux


C’est toujours comme ça les sonneries. Une vibration et hop, je suis en pleine phase d’inquiétude. Qui, quoi, comment, où. Ensuite, ça se calme tout aussi rapidement. Sonnerie de porte, téléphone, sonneries en tous genres, de la sonnerie fluette au gong. Seul le grelot grelotant fait exception. Il pousse à la rêverie hivernale ou enfantine, de la rêverie guillerette, avec un bâton de guimauve.
Mais la sonnerie est mon ennemi, elle me trouble, me pousse à m’éloigner de la société, à éviter la visite bruyante.
Je l’aime bien pourtant la visite bruyante, énergique, qui fait du fouillis, des miettes, des taches de vin, de la musique en fond et des refrains chantés un peu fort.  J’apprécie les éclats de rire et les sourires entendus, échangés au-dessus d’une salade gourmande, de charcuterie paillarde et de fromages gorgés de crème.
Je ne vais pas vous la faire à la manière de la réclame qui étale les qualités du terroir dès que le soleil pointe son nez. 
Non.
Mais pour en revenir à nos acariens, la sonnerie aigrelette, je la déteste. 


  ouverture de la chasse aux mouches - sj

mardi 25 juin 2013

Jouez Chopin avec dédain…




Une petite bluette de Gainsbourg, « la recette de l’amour fou », 1958. Pas de quoi s’exciter. Pourtant laissez-moi vous dire que cette musique et ces paroles m’accompagnent. Une bonne vieille recette des cœurs et des corps à conquérir et à prendre, avec gourmandise.
Et on jette l’os quand on l’a rongé. Image douteuse il est vrai.
Ces dernières semaines, la vie est faite de montagnes russes alternant motivation et désespoir complet. Moral en dents de scie. J’aime pas, mais alors j’aime pas. Toute molle, toute défaite, toute berk. 


mercredi 19 juin 2013

On/je


On peut tourner autour des choses.
On peut tourner.
On peut s’immiscer au cœur des choses (quelles choses ?).
On peut s’immiscer.
On peut redorer les blasons : des politiques, des financiers, des banquiers et des capitalistes de tous crins. Mais là, c’est un peu peine perdu, mais là on pourrait vraiment se demander pourquoi et où donc veut-elle en venir ?
-         nulle part (je ne veux pas en venir…)
-         pour rien, juste pour jouer (pourquoi…)

Les phases de doutes et de défiances sont ainsi faites, on malaxe tout pour ne rien obtenir. On tourne autour du vide de nos pensées pour tenter de s’accrocher à quelque chose de plein, une balise, une bouée qui pourrait enfin nous emmener vers la terre ferme.
Mais ça ne fonctionne pas comme ça, non. Il faut suer du neurone pour trouver un point d’attache de la pensée, il faut accepter d’en entendre pour ne pas faire dans la facilité, il faut rester humble pour ne pas dire « on » mais « je » !

Pfuuuuuuu il fait chaud et j’ai l’esprit vide. 


mardi 18 juin 2013

Postprandial somnolence


Au plus fort de mon envie de dormir, mes yeux clignent, mes paupières s’abaissent doucement, mon corps se détend et une chape de sommeil coule sur mes épaules, mon cou, mon cerveau.
Je suis las, je veux m’abîmer dans le sommeil, m’endormir lourdement. Mais il y a ce fichu téléphone, ce fichu ordinateur, ces fichus ceci cela… il est 13h30, un mardi, j’ai sommeil. 

ouhlalala - SJ

Hypo... thalamus


Dans le tréfond du tréfond du bout du monde (loin quoi, et perdu), il y a toujours un peu de lumière pour donner de l’espoir. Cette joie éclairante, ce truc fabuleux qui donne des ailes, tapisse l’estomac d’un doux gel de soie qui pompe l’aigreur : l’espoir. Le truc qui fait accélérer le pas, ce truc qui empêche de cligner des yeux et donne l’envie de regarder droit devant soi : l’espoir. Cette motivation joyeuse qui illumine le visage et fige le sourire : l’espoir.
Sans espoir, que deviendrais-je ?
Et j’ai de la chance, je vous le dis parce qu’on se connait un peu, mais de l’espoir, j’en ai à profusion, je le produis au quotidien. C’est sécrété par l’hypophyse sans doute ou par toute autre glandouille reliée à l’hypothalamus. Ou alors par un corps creux fait de plein.



lundi 17 juin 2013

Climat tropical froid


Pour de vrai. C’est la nouvelle tendance.
Avec la nuit le jour, pendant les orages, puis l’averse foudroyante, avec le chaud moite. Mais avec l’eau qui ruisselle bien fraîche à froide, qui donne mal à la gorge et aux oreilles. Et puis la température globale qui oscille rapidement. Entre mars et novembre avec du septembre tropical quand la saison des pluies nous a quittés. C’est comme une méga tectonique des climats, des pressions qui bougent ou pas et qui donnent au ciel de drôles de reflets.
La France du Nord, c’est du tropical froid avec sans doute comme le dit ma vieille mère, des vols d’éléphants et de girafes, bientôt. Allez savoir pourquoi.

expression du bonheur - Gaston 1er - SJ

Pendant ce temps là Gomez trouve que Morticia reprend des couleurs. Gomez a raison, Gomez a toujours raison. 

mardi 11 juin 2013

Effacer d’un revers de la main…


Comme si ça dérangeait, comme si 30 ans d’investissement ne représentaient rien, nada, que dalle !
Ca ne développe pas un sentiment de frustration, non. Pour ça il faudrait être frustré.
Ca développe un sentiment de dégout et d’incertitude quant à la qualité de ses paires. Et aussi de leur utilité.
Nous sommes dans un monde sans mémoire. Pour des individus qui travaillent sur la mémoire, ça la fout mal ces apnées des synapses, les neurones et les dendrites ravagés.
Comme ça, si je vous disais le fond de ma pensée, alors je vous dirais que je vais vomir sur ces glandus du bulbe. J’aurais pas osé être aussi médiocre, pas volontairement. 


lundi 10 juin 2013

Et ils tombèrent comme des mouches


?

… sans bruit mais entraînés par l’attraction fatale de la pesanteur.
Si les mouches qui volent et qui pètent, mourant en plein vol, restaient suspendues en l’air, il y aurait des strates aériennes de mouches décédées depuis longtemps. Elles redeviendraient poussière bien entendu, après un certain temps. Mais il y aurait des voiles constants de mouches mortes en suspension. De la brume d’insectes en longue détérioration. Heureusement qu’il y a la pesanteur qui régule tout ça et fait de ces brumes hypothétiques un tapis invisible, ou presque.
Ils tombèrent comme des mouches. Sauf que c’était des humains. Trop de pression sans doute, les malaises de la vie actuelle, avec ces incertitudes qui deviennent des douleurs, ces pressions qui deviennent des gangrènes, ces rythmes qui deviennent des cancers.
Drôle de monde actuel sans cœur.
Mais depuis quand ?

mercredi 5 juin 2013

Appel d'air




Envie de hurler, de crier sur les toits. Pourquoi devrait-on se taire ?
Pourquoi certains pourraient-il parler et pas d’autre ?
Pourquoi certains auraient-ils plus de poids que d’autres pour s’exprimer, porter une parole garnie de sens (et peut-être d’oignons frits ?). Marre des diktats de ceux qui savent parce qu’ils ont un petit pouvoir, celui soit disant de défendre la masse. Même pas vrai, si je veux me représenter, je peux encore le faire. Quel pouvoir défendent-ils donc à part leurs propres intérêts cristallisés sur la notion d’acquis qui n’ont rien d’éternels.
J’ai une vague de fond qui est en train de remonter, en me souvenant de ce que j’ai du subir pendant plusieurs années de la part de petits roquets mal-embouchés. Juste le droit de se taire.
Et pourquoi cette remontée acide (jeu de maux…) ? parce que j’en ai aussi un peu ras le bol de ceux qui prennent, qui cassent et qui sont persuadés de leur supériorité de pouvoir divin. Bref, j’ai comme un vent de révolte qui souffle sous mes cheveux, une grosse envie de donner des coups de poings dans les yeux, un peu aussi dans les testicouilles et les ovaires. J’ai une remontée de colère, comme si la gentillesse et la patience, ça m’avait usé la résistance. Juste envie de péter la gueule à quelques connards.
Fiction. 

lundi 27 mai 2013

La saison des coups de poing dans les yeux

Qu'il s'agisse de printemps tardif ou d'hiver précoce, les langues vont bon train quand le nuage devient lourd, le mercure capricieux et la pluie omniprésente.
Sauf quand on a connu que le chaud, les pluies diluviennes et les cieux implacables de lumière entre l'équateur et les tropiques, sans grande variation, sauf peut-être dans l'extrême du chaud et de l'humidité, mais sans véritable surprise.
La saison des pluies fraîches à froides, le manque de soleil et les couettes dodues, ça a aussi son charme. Plaisir de la découverte.
Mais je ne suis pas pas là pour parler météorologie. Encore que.
J'aurais bien envie de vous parler de ma couette, parce que c'est devenu important. Une nuit douce, au chaud, dans des draps de coton aériens, avec un chat qui ronronne à portée de mains caressantes. C'est mieux que de l'écrire. La nuit sans angoisse du matin, ce truc incroyable où l'on plonge dans le sommeil à pleines goulées, sans se poser de question sur les lendemains qui chantent ou pas. Qui aurait cru que j'y arrive un jour? Pas moi en tout cas.
Je ne vous parlerai pas de ce truc génial qui s'appelle la grasse matinée. Je ne vous parlerai pas de repas avec la smala, des matinées avec la smala, des soirées avec la smala, des journées avec la smala, et puis aussi des moments de silence, par ce que hein, parce que c'est bien aussi.
Je ne vous en parlerai pas, pas plus en tout cas.
Et puis, il y a la saison des coups de poing dans les yeux, c'est la saison de la révolte, des idées qui bourgeonnent, de cette pression continue qui donne des perspectives et décuple les forces. Parce que franchement, à force de voir et d'entendre des conneries autour de soi/moi, j'ai le poing qui fourmille, le jeu de jambes qui s'énergise, l'argument qui devient frétillant. Je croyais que la France était un pays laïque, avec une séparation de l'église et de l'état (je mets volontairement des minuscules) dans le courant de 1905. On a beau vouloir respecter les opinions des uns et des autres, faudrait juste rappeler quelques fondamentaux et laisser chacun vivre dans la paix (et non dans le pet, finesse poétique). Les périls sont dans nos demeures par ce que chacun met un peu de la pourriture chez soi, qu'il soit femelle, mâle ou plante verte, et qu'il n'hésite pas à les transmettre à sa progéniture avec l'intolérance en cerise. Faut pas oublier d'où on vient, faut pas oublier qu'ailleurs existe, faudrait juste ouvrir les yeux... j'ai pas l'impression que la société française, enfin une partie constituée d'extrêmes, ait envie de laisser sa cécité sur le pavé. La belle et grande tolérance n'est qu'un leurre, quelque part, mais visiblement ailleurs. Les cadres qui existent sont bien étroits et mis en place par l'Homme avec toute ses névroses et sa pudibonderie.
Bref, tout à l'heure, quand je verrai Gomez, mon amour, mon doux, avec ses doux pectoraux de nounours géant, je lui dirai encore que le gène de la connerie universelle résiste à tous les lavages, même à la laïcité qu'on aurait pu croire porteuse d'espoir, de tolérance et d'ouverture d'esprit. Comme quoi... j'ai parfois des frissons en pensant à l'avenir.


cliché AM/Argentine 2013

jeudi 18 avril 2013

Bientôt

ici... vous trouverez ma déclaration de patrimoine... mais je dois d'abord y réfléchir.
Dois-je déclarer mon goût inné pour la connerie, difficilement estimable?
Dois-je déclarer mon âge mental qui dépasse rarement 12 ans?
Dois-je déclarer qui j'aime... ou non?
Dois-je déclarer mon goût pour le chocolat et estimer l'investissement réalisé dans cette addiction?
Dois-je déclarer les livres que j'ai lus depuis que je suis imposable? ou les flip-flop achetées, ou, ou ou...
J'y travaille.

jeudi 28 mars 2013

La gouvernance par la terreur


Gouverner, diriger, mener suppose quelques ajustements moraux.
Il faut avoir des idées, être prêt à les partager, accepter la discussion et la revendication. Etre prêt à accepter ou à porter des changements, des altérations, des modifications.  
Au quotidien, l’ambiance politique n’a plus rien de politique, plus rien de la gestion de la vie et de son accompagnement. La politique ou plutôt les hommes/femmes qui en font, ne savent plus que véhiculer la terreur pour assoir leur pouvoir.
Les idées ne sont pas brillantes, il faut bien alors avoir du pouvoir. Et quand les idées sont vides, il faut bien avoir une force de persuasion. Et en plus de la force de persuasion qui serait basée sur le maintien de l’anxiété au niveau le plus haut, il faut avoir uniquement cette première phase de la maladie d’Alzheimer chronique, des trous de mémoire à répétition, une confusion sur l’échelle du temps, hier, demain, il y a 10 ans, il y a 2 ans, il y a ou il y aura.
Cette propension aussi à avoir l’épaule tombante qui ne supporte rien, qui n’encaisse rien et qui va trouver chez l’autre la raison du malaise.
Il me semble bien que le règne de la terreur n’a jamais cessé. Une légère dérive, un rien de cruauté morale en plus et un jeu subtile qui compte sur la diffusion rapide de l’info., sa prise en compte comme une vérité, sa volatilité, le fait que le dernier qui a parlé a raison. … avant le prochain. La gouvernance par la terreur suppose aussi une médiocrité certaine qui ne permet pas de se projeter, à cause d’une trop grande confiance en soi.
J’ai comme une envie de vomir.



jeudi 7 mars 2013

Demain peut-être


Un jour, comme ça, on peut perdre l’envie. C’est pas définitif, hein ! Juste qu’on se sent comme une plante verte. On peut frémir dans un léger courant d’air, mais on n’a pas non plus envie de pousser les feuilles vers le haut. On a un peu de mal à porter les fleurs. On se laisse faire. On attend l’engrais pour plantes verte d’appartement. On redoute le changement de pot ... s’habituer à un nouvel espace, avoir du terreau frais qui va tirailler et puis donner la pêche, un peu trop. C’est quasi insoutenable à accepter quand on a perdu l’envie.
Avec l’envie, on peut perdre l’énergie.  Ca c’est plus grave. On se sent d’abord comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, même si je n’ai jamais vu d’éléphant dans un magasin de porcelaine. On dodeline de la tête, et chaque fois qu’on fait un pas, ça fait vibrer le sol. On pourrait bien essayer de faire des pointes avec des petites ballerines roses soyeuses. Sauf que c’est rare de voir un éléphant en ballerines.
Alors, le matin au réveil, on regarde la lumière en se disant qu’elle est trop vive, que ce foutu soleil faut le cacher un peu., et on descend les stores. C’est la vie dans la pénombre. Parce qu’un jour on a perdu l’envie et puis l’énergie.
C’est juste passager hein ! C’est pas définitif. Normalement, ce n’est pas définitif…



Salsa


Prenons un exemple simple : mon chat aime la nourriture molle, ou alors, mon amant aime les croquettes ( ?), mieux, mon amant aime les rondes (je ne suis pas regardante, oui, à cause du « les »). Il s’agit d’une affirmation d’une simplicité qui n’a d’égal que le contenu du message transmis.
C’est un peu comme avec la salsa, c’est simple. Bien entendu, ça devient rapidement envoûtant, ça dégage de la chaleur (callente) et parfois même j’irai jusqu’à dire que ça pue un peu sous les aisselles. Mais l’envoutement étant ce qu’il est, la touffeur de l’air est galavanisante. La main qui malaxe la hanche dodue aussi.
Bref, demain soir, il y a ça…


J’y serai. Vous aussi ? 

mercredi 27 février 2013

Nouveau post


L’attraction du pouvoir. Comment un politique pourrait y résister alors que le citoyen lambda, petit grain de suie, se laisse transporter par le chant des sirènes. Oui, vous savez bien, le truc qui consiste à dire : je ne suis pas reconnu pour ce que je représente (fantasme de ce que je suis, égo gonflable 24h/24h), je suis un/une incompris/e mais je vais tout faire pour briller du plus bel éclat et par tous les moyens (bon, ok, le politique petit grain de suie, tadadatsointsoin, suit le même chemin qui sent la bouse fraiche).
Au quotidien, à voir et à vivre, c’est pesant.
Voilà, voilà, voilà. 


mercredi 20 février 2013

Cruz... Celia Cruz


En écoutant Célia Cruz, nous sommes partis vers Landvatter.
Un taximan uruguayen, Oscar, une petite merveille. Des bâtons de batterie dans ses vides-poches, joueur de congas. Que rêver de mieux dans un paysage froid, avec quelques chutes d’eau figées en glace sur les bas-côtés, des flocons fins virevoltants et plein de chaleur dans la petite voiture ?
Même pas vu le temps passer, drôle d’Oscar. Comme on en rêve, inventeur du lit électrique dans son enfance. Un beau lit en métal avec une tête d’indien et un sens inné de l’expérience vitale. Echec. L’envie de commencer et de ne pas finir. Un activiste du bonheur, rien qu’à parler et à bouger, ça se sentait. Une parenthèse exquise. Joué avec Eddy Palmiery, une fois, à Göteborg. Historique me dit-il. Je veux bien le croire. Avons parlé de Los VanVan, mélange d’espagnol, de français, d’anglais et de rire. Avec les congas, toujours, et puis Célia Cruz qui comptait bien ne pas nous lacher d’outre-tombe.
La Suède, je ne sais pas ce que c’est, c’est chaud, c’est froid, et d’après Estela l’argentine, il n’y a personne dans les rues le soir. A part moi, et puis aussi elle, hier au soir.
Il y a de la chaleur dans les décors de maison, il y a les portes avec des sas, des portes qui s’ouvrent automatiquement et des tramways, récents ou vieillots. Il y a les rues terriblement droites avec des pavés, des rues larges, des statues d’hommes qui doivent avoir froid à s’exposer ainsi pendant l’hiver. Il y a l’automatisme à portée de la main, toujours, de l’élégance, du bien ciselé. Mais il y a aussi autre chose, à découvrir sur du moyen terme, de l’humanité dynamique dans un carcan. Et puis il y a Oscar, et ça, ça vous donnerait envie d’aller au bout du monde. Moi au moins. 


mercredi 6 février 2013

Télévision privée pour débat public?

Bon, faut qu'on cause.
Ai vu un reportage sur de pauvres parlementaires qui viennent de travailler 8 jours.
En mangeant des sandwichs et des yaourths.
Travailler.
Incroyable.
Obligés de vivre toute la semaine dans un 25 m2.
A se coucher à pas d'heure.

Je ne suis pas certaine... c'était à comprendre au deuxième degré? Parce que sinon... c'est grave. Des élus du peuple qui travaillent, qui se couchent à pas d'heure, qui mangent des sandwichs dans des petites boulangeries, qui se gavent de café voire d'eau...et je vous le répète pendant 8 jours! Le reste du temps, font pas la même chose?
Juste parce qu'il faudrait leur parler des 3/8, des astreintes, des trucs dans le genre, et puis des gens qui font leurs heures, qui prennent les transports, qui ont ou non un ticket resto, et qui bizarrement n'ont qu'un petit nombre de jours de congés chaque année. Sans prime.
Houhou, faudrait revenir sur terre. Et pour le journaliste qui a fait ce sujet, bravo, franche rigolade, c'était bien de l'ironie hein?! rassurez-moi...



Politique du pire


Je suis un peu stupide. Quand je dis un peu, c’est pour me rassurer.
J’ai beaucoup de mal à comprendre la logique de notre monde, de nos politiques, de l’économie et de la finance.
J’ai beaucoup de mal à comprendre qu’en fonction de son appartenance à un groupe politique, le choix de l’individu et du groupe ne se porte pas vers la meilleure solution, même si elle est portée par le groupe adverse, mais vers la solution qui empêchera de mener le combat, voire de le dénaturer (ça me semble pire – un autre combat peut toujours débuter, un objectif dénaturé garde lui le goût de l’amer et un peu même des coprostanols).
Ouhlalalalala, ça sent un peu la M….


To be ... or not


Les angoisses sont agiles. Elles nous envahissent rapidement, sans rien y comprendre. Un mot, une phrase, une conversation entendue qui s’insinue , sautant les barrières les plus hermétiques. Parce que l’angoisse et le doute ont cela en commun : leur souplesse légendaire, leur potentiel d’adaptation et leur inexistence matérielle (poil aux oreilles).


Chat caché - sj

lundi 4 février 2013

Règlement de compte - épisode 2

Piège à c... ornichon!
tralalalalalalèreuuuuuuuu

Episode 3 sous peu



Kid Colt outlaw...

Règlement de compte- partie 1


Il s’agit là d’un intitulé prometteur. On peut s’imaginer le pire comme le meilleur, sans doute le pire. C’est bien ça qui attire ? (question affirmative)
J’aime le principe du règlement de compte, comme dans un western, la lourdeur de l’air, le soleil implacable, les ombres distinctes sur le sol poussiéreux, les rides sur une peau burinée, la sueur évaporée et les tissus sales, rêches et  durcis par la saleté, l’odeur difficile qu’on respire par petites bouffées pour ne pas vomir. Tout ça.
Et puis le colt qui brille. Mais ça, je n’aime pas. Les armes, je n’aime pas. Ce qui m’attire dans le règlement de compte, c’est l’intensité et la fin du programme. Le générique qui défile.
Sauf que dans la vraie vie, le générique ne défile pas. Sauf que dans la vraie vie, le focus se fait sur la violence instantanée … moins sur le côté suspens insoutenable du western spaghetti (qui sent des pieds).
Repartons de l’intitulé. Règlement de compte. Entre gens de bonne compagnie ? Entre personnages hypocrites pour de vrai ? Entre faux-culs assermentés ?
Il y aurait à dire à propos du faux-cul assermenté, diplômé de l’Ecole Internationale du Faux-Cul (EIFC), institution primée depuis sa création, il y a très longtemps et qui depuis 10 à 20 ans fonctionne du feu de Dieu, époque trouble oblige, abolition du respect de l’autre oblige.
L’abolition du respect a eu lieu en petites étapes, quasiment du pointillisme. L’air de pas y toucher. L’abolition du respect a correspondu avec une croissance continue de la valorisation du pouvoir et  l’argent gagnés sans trop savoir comment, à la force du chacun pour soi, du « je vaux mieux que toi », de la défense de l’intérêt personnel au détriment du bien commun.
En fait, l’abolition du respect à correspondu à une défiance affirmée de l’utopie, celle qui fait la pommette rosée et l’œil brillant. P’têtre bien que c’était le moment où une génération atteignait l’adulterie et contaminait la génération montante, encore enfantine et baveuse, avec du rose dedans et dehors, du tendre, du doux, des idéaux brisés dans l’œuf et des valeurs émergentes clinquantes. Cette génération d’adulterie c’était la mienne. Ben c’est pas pour dire mais ce règlement de compte ne fait que commencer.
Alors lecteur, attends-toi au pire, en sachant que toute dénonciation, fictionnelle, ne peut que toucher les faux-culs assermentés qui se reconnaitraient et qui de fait viendraient grossir le lectorat de ce blog en s’identifiant  bien malgré eux… Comment dire ? Je m’amuse, par ce que... faut qu'on...

Pendant ce temps-là, Gomez trouve Morticia bien taquine et plein du poil de la bête malgré une épilation professionnelle (…). Il lui trouve la pommette rose et l'oeil étincellant. 

vendredi 1 février 2013

Distorsion non assistée


Les mots sont instables. Mes mots sont instables. Ils m’échappent, par le bout d’une lettre, par une pause trop longue, par une virgule sortie de nulle part. Certains mots me fuient. Certains noms propres aussi. Au lieu de les prononcer, l’image de l’objet, du lieu, ou du personnage concerné m’apparait clairement, en légère sur brillance, histoire de me dire que je n’ai pas tout perdu. Au contraire. Je reste alors un peu hébétée, ravie de cette vision personnelle, désespérée par la fuite du mot.
Ça n’a jamais commencé. Aussi loin que je m’en souvienne certains mots m’ont fuie. Mais de la fuite en pente douce. Il suffit juste que je lise le mot pour qu’il revienne après s’être un peu ébroué histoire de paraître tout neuf, jamais utilisé.
Aubergine, voilà un mot qui m’échappe continuellement alors que la courgette reste à disposition avec la tomate, l’oignon et même le potimarron.
Orson Welles est aussi du genre insaisissable (alors que j’étais dévorée par la passion de cet acteur-personnage il y a des années).
Même pas grave me disent certains. Faut voir, faut vivre, faut oublier pour mieux redécouvrir.
Peut-être. 


jeudi 31 janvier 2013

Rien


Parfois, je suis remplie de certitude. Je ressemble à une outre, gonflée et rebondie. J'ai du ballonnement. Ca donne l'haleine acre et l'estomac douloureux, la certitude.
La certitude ne crée pas l'espoir. Bien au contraire.
Parfois, je suis remplie de doute. Ca ne vaut pas grand chose, sauf que ça fait dégonfler.
Parfois, rien.


Sex and soda



L'horizon est incroyablement attirant.
L'horizon est attirant.
L'horizon est là, à portée de mains (jeux de mains, jeux de vilains...).




mercredi 23 janvier 2013

Découverte


Quad time by Origamibiro... un délice, découvert grâce à un contact G+. Merci.

samedi 12 janvier 2013

A new style

pure moment d'extase, pra Belem - Merci à Nana et Joao... le silure était indispensable.


Mein land


Samedi marin

samedi 5 janvier 2013

Dia de los Reyes Magos

jajajajajajaja
Spécialement pour Saya et Nina


1922 -  Illustrations by Jay van Everen

Sexy time



Toshi Yoshida (1911-1995)  - Mystery Zone  1968

J'suis pas du genre à cafeter... pourtant mes draps glissent! oui, mes draps glissent! Et c'est annonciateur de passions fugaces. Il faut certes être coutumier du fait. Je ne vous connais pas, je connais encore moins vos habitudes nocturnes et diurnes, vos habitudes de lit et de draps. Il n'en reste pas moins que le drap qui glisse, sans aucune retenue, sans aucune petite rugosité, c'est pour moi annonciateur de changement. J'apprécie une bonne natte, pas prétentieuse pour un sou mais qui vous apportera un sommeil réparateur après une longue journée d'ouvrage... alors le drap qui glisse dans un lit parfois désorganisé après quelques rencontres sans lendemain, me donne raison de voir poindre des changements.
Stay tuned!

vendredi 4 janvier 2013