lundi 10 juin 2013

Et ils tombèrent comme des mouches


?

… sans bruit mais entraînés par l’attraction fatale de la pesanteur.
Si les mouches qui volent et qui pètent, mourant en plein vol, restaient suspendues en l’air, il y aurait des strates aériennes de mouches décédées depuis longtemps. Elles redeviendraient poussière bien entendu, après un certain temps. Mais il y aurait des voiles constants de mouches mortes en suspension. De la brume d’insectes en longue détérioration. Heureusement qu’il y a la pesanteur qui régule tout ça et fait de ces brumes hypothétiques un tapis invisible, ou presque.
Ils tombèrent comme des mouches. Sauf que c’était des humains. Trop de pression sans doute, les malaises de la vie actuelle, avec ces incertitudes qui deviennent des douleurs, ces pressions qui deviennent des gangrènes, ces rythmes qui deviennent des cancers.
Drôle de monde actuel sans cœur.
Mais depuis quand ?

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