lundi 4 février 2013

Règlement de compte- partie 1


Il s’agit là d’un intitulé prometteur. On peut s’imaginer le pire comme le meilleur, sans doute le pire. C’est bien ça qui attire ? (question affirmative)
J’aime le principe du règlement de compte, comme dans un western, la lourdeur de l’air, le soleil implacable, les ombres distinctes sur le sol poussiéreux, les rides sur une peau burinée, la sueur évaporée et les tissus sales, rêches et  durcis par la saleté, l’odeur difficile qu’on respire par petites bouffées pour ne pas vomir. Tout ça.
Et puis le colt qui brille. Mais ça, je n’aime pas. Les armes, je n’aime pas. Ce qui m’attire dans le règlement de compte, c’est l’intensité et la fin du programme. Le générique qui défile.
Sauf que dans la vraie vie, le générique ne défile pas. Sauf que dans la vraie vie, le focus se fait sur la violence instantanée … moins sur le côté suspens insoutenable du western spaghetti (qui sent des pieds).
Repartons de l’intitulé. Règlement de compte. Entre gens de bonne compagnie ? Entre personnages hypocrites pour de vrai ? Entre faux-culs assermentés ?
Il y aurait à dire à propos du faux-cul assermenté, diplômé de l’Ecole Internationale du Faux-Cul (EIFC), institution primée depuis sa création, il y a très longtemps et qui depuis 10 à 20 ans fonctionne du feu de Dieu, époque trouble oblige, abolition du respect de l’autre oblige.
L’abolition du respect a eu lieu en petites étapes, quasiment du pointillisme. L’air de pas y toucher. L’abolition du respect a correspondu avec une croissance continue de la valorisation du pouvoir et  l’argent gagnés sans trop savoir comment, à la force du chacun pour soi, du « je vaux mieux que toi », de la défense de l’intérêt personnel au détriment du bien commun.
En fait, l’abolition du respect à correspondu à une défiance affirmée de l’utopie, celle qui fait la pommette rosée et l’œil brillant. P’têtre bien que c’était le moment où une génération atteignait l’adulterie et contaminait la génération montante, encore enfantine et baveuse, avec du rose dedans et dehors, du tendre, du doux, des idéaux brisés dans l’œuf et des valeurs émergentes clinquantes. Cette génération d’adulterie c’était la mienne. Ben c’est pas pour dire mais ce règlement de compte ne fait que commencer.
Alors lecteur, attends-toi au pire, en sachant que toute dénonciation, fictionnelle, ne peut que toucher les faux-culs assermentés qui se reconnaitraient et qui de fait viendraient grossir le lectorat de ce blog en s’identifiant  bien malgré eux… Comment dire ? Je m’amuse, par ce que... faut qu'on...

Pendant ce temps-là, Gomez trouve Morticia bien taquine et plein du poil de la bête malgré une épilation professionnelle (…). Il lui trouve la pommette rose et l'oeil étincellant. 

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