lundi 27 mai 2013

La saison des coups de poing dans les yeux

Qu'il s'agisse de printemps tardif ou d'hiver précoce, les langues vont bon train quand le nuage devient lourd, le mercure capricieux et la pluie omniprésente.
Sauf quand on a connu que le chaud, les pluies diluviennes et les cieux implacables de lumière entre l'équateur et les tropiques, sans grande variation, sauf peut-être dans l'extrême du chaud et de l'humidité, mais sans véritable surprise.
La saison des pluies fraîches à froides, le manque de soleil et les couettes dodues, ça a aussi son charme. Plaisir de la découverte.
Mais je ne suis pas pas là pour parler météorologie. Encore que.
J'aurais bien envie de vous parler de ma couette, parce que c'est devenu important. Une nuit douce, au chaud, dans des draps de coton aériens, avec un chat qui ronronne à portée de mains caressantes. C'est mieux que de l'écrire. La nuit sans angoisse du matin, ce truc incroyable où l'on plonge dans le sommeil à pleines goulées, sans se poser de question sur les lendemains qui chantent ou pas. Qui aurait cru que j'y arrive un jour? Pas moi en tout cas.
Je ne vous parlerai pas de ce truc génial qui s'appelle la grasse matinée. Je ne vous parlerai pas de repas avec la smala, des matinées avec la smala, des soirées avec la smala, des journées avec la smala, et puis aussi des moments de silence, par ce que hein, parce que c'est bien aussi.
Je ne vous en parlerai pas, pas plus en tout cas.
Et puis, il y a la saison des coups de poing dans les yeux, c'est la saison de la révolte, des idées qui bourgeonnent, de cette pression continue qui donne des perspectives et décuple les forces. Parce que franchement, à force de voir et d'entendre des conneries autour de soi/moi, j'ai le poing qui fourmille, le jeu de jambes qui s'énergise, l'argument qui devient frétillant. Je croyais que la France était un pays laïque, avec une séparation de l'église et de l'état (je mets volontairement des minuscules) dans le courant de 1905. On a beau vouloir respecter les opinions des uns et des autres, faudrait juste rappeler quelques fondamentaux et laisser chacun vivre dans la paix (et non dans le pet, finesse poétique). Les périls sont dans nos demeures par ce que chacun met un peu de la pourriture chez soi, qu'il soit femelle, mâle ou plante verte, et qu'il n'hésite pas à les transmettre à sa progéniture avec l'intolérance en cerise. Faut pas oublier d'où on vient, faut pas oublier qu'ailleurs existe, faudrait juste ouvrir les yeux... j'ai pas l'impression que la société française, enfin une partie constituée d'extrêmes, ait envie de laisser sa cécité sur le pavé. La belle et grande tolérance n'est qu'un leurre, quelque part, mais visiblement ailleurs. Les cadres qui existent sont bien étroits et mis en place par l'Homme avec toute ses névroses et sa pudibonderie.
Bref, tout à l'heure, quand je verrai Gomez, mon amour, mon doux, avec ses doux pectoraux de nounours géant, je lui dirai encore que le gène de la connerie universelle résiste à tous les lavages, même à la laïcité qu'on aurait pu croire porteuse d'espoir, de tolérance et d'ouverture d'esprit. Comme quoi... j'ai parfois des frissons en pensant à l'avenir.


cliché AM/Argentine 2013
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