jeudi 7 mars 2013

Demain peut-être


Un jour, comme ça, on peut perdre l’envie. C’est pas définitif, hein ! Juste qu’on se sent comme une plante verte. On peut frémir dans un léger courant d’air, mais on n’a pas non plus envie de pousser les feuilles vers le haut. On a un peu de mal à porter les fleurs. On se laisse faire. On attend l’engrais pour plantes verte d’appartement. On redoute le changement de pot ... s’habituer à un nouvel espace, avoir du terreau frais qui va tirailler et puis donner la pêche, un peu trop. C’est quasi insoutenable à accepter quand on a perdu l’envie.
Avec l’envie, on peut perdre l’énergie.  Ca c’est plus grave. On se sent d’abord comme un éléphant dans un magasin de porcelaine, même si je n’ai jamais vu d’éléphant dans un magasin de porcelaine. On dodeline de la tête, et chaque fois qu’on fait un pas, ça fait vibrer le sol. On pourrait bien essayer de faire des pointes avec des petites ballerines roses soyeuses. Sauf que c’est rare de voir un éléphant en ballerines.
Alors, le matin au réveil, on regarde la lumière en se disant qu’elle est trop vive, que ce foutu soleil faut le cacher un peu., et on descend les stores. C’est la vie dans la pénombre. Parce qu’un jour on a perdu l’envie et puis l’énergie.
C’est juste passager hein ! C’est pas définitif. Normalement, ce n’est pas définitif…



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