jeudi 30 août 2012

Bonbons et chocolats pour Dalida


Nuns in Disneyland - 1962 - unknown


Au lever, pas loin de l'horizon, j'attendais. J'avais envie de douceur, juste une étreinte, quelque chose qui me fasse sentir la présence d'un autre. Quelque chose de simple, de doux, de naturel, sans effort. J'avais besoin de douceur, de douce douceur. Vers 10h du matin, quand mon esprit s'envolait loin de mon travail, je ressentais toujours ce poids du vide. Vers midi, ça s'est mis à creuser du côté de la douleur affective. J'ai réfléchi, peu. J'ai cherché fébrilement la tablette de chocolat au fond de mon sac. Le chocolat au cas... J'ai ouvert l'emballage calmement, déchiré le papier argenté. J'ai cassé un gros morceau et je l'ai mis dans ma bouche. Je n'ai pas croqué. J'ai juste fermé les yeux. La douceur du chocolat m'a presque enlacée. J'ai récidivé jusqu'à l'écoeurement en poussant de petits grognements de satisfaction à chaque nouvelle étreinte gustative. Vers 16h, j'ai chassé une pensée de solitude. Le chocolat ne remplace pas une étreinte, le chocolat ne remplace pas une présence. Pourtant j'aurais cru. Mais non.
Pendant ce temps là, Gomez pense à Morticia qui ne pense à rien.
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