mardi 6 novembre 2012

Plombière avec un excédent de fruits confits

La plombière est la femelle du plombier tout comme le libre-arbitre est l'ex-compagne du juge d'instruction.


A moins que la plombière ne soit qu’une glace ce qui dans ce cas précis m’amène à me poser questions et questions, en répétition et sans discontinuer. Certes, il est vrai que la fièvre qui ne me quitte pas depuis quelques jours n’arrange rien à la confusion d’esprit qui est mienne. Mais, la rencontre inopinée d’un plombier, charmant garçon, qui n’a pas mis moins de trois heures pour m’expliquer le fonctionnement d’un chauffe-eau, me plonge dans les affres du doute. Certes, je m’étais bien posée des questions sur les pressions et contre-pressions mais je n’avais jamais abordé de plein fouet ce problème dans le cadre du fonctionnement des chauffe-eau. Du coup, loin de se limiter au chauffe-eau mes pensées m’ont entraînée dans les contrées les plus reculées de mes fantasmes : je me voyais femelle de plombier, plombière donc . Tout allait merveilleusement bien mais je ne réussissais pas à identifier la tenue qui allait mettre en valeur ma beauté tout particulière (et intérieure). Le plombier me parlait encore de chauffe-eau que je gambadais déjà avec lui et en pensées dans des champs de fleurettes multicolores. Il en finissait à peine avec la vanne de sécurité que déjà nous nous éloignions hanche contre hanche dans le soleil couchant. Et puis, la réalité est revenue rapidement quand avec insistance il m’a demandé si j’avais bien tout compris. J’ai opiné de la tête et je lui ai dit, en évitant soigneusement son regard, « ce n'est pas courant de parler plomberie à 3800 m d’altitude alors que nous avons l’eau courante-enfin presque- dans ce petit torrent derrière nous ». J’aime les plombiers voyageurs. Pendant ce temps là, Morticia vide les tubes de paracétamol pour faire baisser sa fièvre en attendant que Gomez arrive enfin avec un thermomètre.
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