jeudi 28 août 2014

Guerre totale, guerre fatale...

Depuis quelques temps déjà, il y a un truc qui ne me plait pas : la normalisation de la guerre, des combats, de la violence.
Des années de paix nous ont habitués à ce confort de la quiétude, au bruit doux de l’eau qui court dans des prés verts, exempts de toute tache noirâtre de sang coagulé. Dans nos villes, les murs sont lisses, sans impact de balle, quand les fenêtres sont cassées, et elles le sont rarement, c’est un bâtiment abandonné au gré du temps. Les rues sont propres, sans gravat. La fumée sort uniquement des cheminées pour porter au cœur de l’hiver de la chaleur aux heureux nantis de la paix.
Par temps de paix, il y a aussi de la misère. N’oublions pas la misère. Le miséreux ressemble un peu à celui qui prend part à l’exode. Tandis que le sédentaire s’obésifie dans le paix, ou se muscle, se maquille, se fanfreluchise. Choix d’un crédo.
Ces derniers mois, il y a beaucoup de chars, d’uniformes, d’avions de guerre, de cuirassés qui croisent nos routes, nos campagnes et nos côtes, rassemblés par la magie de l’écran de télévision.
Il y en a vraiment beaucoup
Et pas seulement ici.

Drôle d’anniversaire centenaire. 

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