lundi 25 août 2014

Etre girly, c'est facile


Je viens de recevoir un magnifique stylo. Entièrement en plastique, avec des tentacules caoutchouteuses, qui le font ressembler à une anémone de mer. Il y a aussi deux yeux, énormes, un peu comme des seins siliconés difformes. Et si je m'applique, ça peut faire de la lumière. Mais pas toujours. C'est rose-mauve, un détail intéressant.
Girly... à 50 ans c'est dérisoire.
Tandis que de grandes questions hantent notre monde occidental, principalement,... parce qu'ailleurs on meurt de maladies qui méritent moins de recherches que d'autres, des recherches qui aboutissent... : genre le palu, ou maintenant Ebola, la nouvelle ombre de la peste noire?  Les questions graves : la viabilité de notre modèle économique, de notre modèle social, les changements climatiques, la déflation, la fin du monde, et le stylo à tentacules qui me fait sourire. Vacuité de nos préoccupations. Volonté affichée de nous domestiquer par la peur et la bêtise. Parce qu'au final quand on connait un peu le monde, un peu, on se rend compte que ce qui nous est distillé à longueur de journaux télévisés (et j'en passe), c'est la diarrhée verbale d'hommes et de femmes qui se sentent un peu investis d'un pouvoir qui n'est pas le leur, de connaissances qu'ils n'ont pas la capacité d'avoir. Le monde du raccourci... c'est normal que le monde devienne plus petit... limité... étroit... rabougri... ça aide à gouverner. L'ignorance reste une des clés du pouvoir.
J'aime bien ce stylo.



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