vendredi 20 janvier 2012

En stricte orthodoxie


Passer une étape. Changer d’orientation. Changer de priorité.
Il a bien fallu quelques mois pour y arriver, en forçant un peu parfois.
L’envie et la volonté d’y arriver avaient largement précédées la réalisation.
C’est pas pour dire, c’est pas pour cafter, non, vous me connaissez. Mais j’étais bien abimée. Du côté de la tête. Je ne trouvais plus le repos. Alors j’avais les nerfs qui affleuraient, l’angoisse qui fleurissait, l’anxiété qui bourgeonnait. J’étais comme au printemps du début de la fin. C’était moche. Il a fallu détruire tout ça, à grands coups de pieds et aussi à l’aide du marteau-piqueur à souvenirs laids.
Le marteau-piqueur fonctionne à merveille chez moi, il travaille à grand renfort de martellements assourdissant qui ne laissent même pas place aux petits relents aigres du souvenir. Je me suis même surprise à oublier un nom de lieu, un nom de personne, un visage. Ca va vite. J’aime pas avoir la tête en anarchie.
Là, pour tout vous dire, je ne pense qu’à quelques petits évènements simples. Passer du temps avec certains. En aimer d’autres plus que de raison mais en toute simplicité et sans dramaturgie. Glousser (je glousse extrêmement bien). Et retrouver des airs de jeunesse, même si le temps, en stricte orthodoxie, ne lâche rien. Il avance.  

Gaston dort - janvier 2012
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