vendredi 16 septembre 2016

De l’émasculation professionnelle comme mode de fonctionnement en entreprise et ailleurs

De rerum natura, de la nature des choses… actuelles. Est-il envisageable de ne plus survivre au quotidien sans une émasculation professionnelle douloureuse, tuante, destructrice et qui laisse sanguinolant du cerveau, le corps pantelant, roulé en boule pour échapper à de nouvelles agressions ?
La chaire qui constituait mes espoirs, ma capacité à me projeter, la chaire qui faisait valoir mon expérience et les acquis qui en découlent, tout ce qui me fait, qui donne du sens à ma personnalité professionnelle, tout cela m’a été arraché à mains nues, à plusieurs reprises. J’ai donné des coups de pieds, des coups de tête, je me suis tortillée autant que j’ai pu pour échapper à la lame acérée qui m’a mutilée, m’a rendue atone. Voire pire. Dans l’impossibilité de transmettre tellement je suis pire que nue, tellement je suis déchirée, tellement je suis dans un milieu professionnel qui brille par son absence de management, sa capacité à encourager le minable, la petite semaine, la médiocrité.
Allez, c’est pour de rire, oui oui, pfuit t’es mort, pfuit t’es vivant.
Tout ce que tu as accumulé, tu peux le ranger dans un coin, ça pourrira tranquillement, sans que personne ne s’y intéresse.
J’ai cette sensation actuellement.
Ce n’est pas drôle.
Je ne ris pas.
On m’a émasculé de mon savoir accumulé.
Je ne cicatrise pas.

Il n’y a pas de suite. 


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