mardi 7 janvier 2014

Meilleurs voeux

Je voulais vous dire un truc, important mais banal. Car ce qui est important pour certains tient de la généralité banalissime pour d’autres.
En 2014, je ne me fierai plus aux statistiques en veux-tu en voilà qui se contredisent et qui à grands fracas de certitudes aux contours flous viennent balancer leur venin à la face du citoyen très moyen que je suis. Je continuerai à regarder la télé sans le son, surtout au moment des journaux télévisés, pour m’inventer des nouvelles du monde, peut-être aussi moches et avec aussi peu de recul que les informations données… j’en connaitrai au moins l’origine et les sournois desseins.
J’arrêterais de regarder les débats télévisés aux questions bien préparées et bien révisées où l’intelligence des invités n’a rien à envier au QI d’une palourde. Au détail près que j’aime les palourdes. Il faut quand même en avoir du culot pour ne pas connaitre les dossiers dont on vient parler.
En 2014, je continuerai à lire le Courrier international et Fluide Glacial, parce que je le vaux bien. Me demandez pas pourquoi, j’ai aussi le droit, comme bien d’autres, d’affirmer sans expliquer.
En 2014, je regarderai mon vis-à-vis sans trop croire à ce qu’il dit, sans trop me positionner par rapport à ces certitudes qui ne permettent aucun dialogue.
En 2014, j’aurai de l’enthousiasme et des illusions, comme toujours, mais sans doute par pour les même sujets ni pour les mêmes enjeux et les même luttes.
En 2014, je continuerai à lire et relire l’intégral de Pierres Desproges afin de ne pas oublier que la liberté de penser et de s’exprimer loin des chemins étroits dictés par le monde d’aujourd’hui, existe bel et bien (je lirai plein d’autres trucs aussi).
En 2014 enfin, je ne mangerai plus de chocolat parce que mon foie a définitivement dit non à tout un tas de trucs très bons, mais ce n’est pas important. En 2014, je serai volage, superficielle et je n’arrêterai pas de porter des robes noires près du corps parce que ça m’éclate.
En 2014, je n’irai plus au bout du monde, ni dans tous les trous du cul qu’il comprend parce que j’ai bien envie de me la couler aussi douce que possible loin de lieux mille fois fréquentés dans un passé proche.
En 2014, j’aimerais mes amis comme toujours, ma famille et les petits annoncés et j’emmerderai ceux qui trouvent ça désuet… non, je n’emmerderai pas, j’ignorerai !

Voilà, l’ensemble du texte est au présent et au futur, jamais au conditionnel. 


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