17/06/09

La troisième marche, puis la quatrième


« So speak ki-ii-nd to a stranger cause you'll ne-e-ver know it just might be an aaaa-angel come knockin' at your dooooo-o-or…” (oui, la voix de Ben Harper elle fait comme ça, elle double, triple, reproduit tout un tas de lettres, oui, parfaitement!).

Je me sens si souvent impuissante.
Quand j’étais jeune (il y a au moins 120 000 ans, au moins) ... quand j'étais jeune mais ni belle ni intelligente, j’avais souvent l’impression qu’il suffisait que je pense très très fort aux choses pour qu’elles changent, j'étais aussi persuadée que j'allais sauver le monde. Maintenant, je crois qu’il faut que j’agisse très très fort pour que ça change, un tout, tout tout petit peu et en plus pas toujours (et je suis toujours persuadée que je peux sauvez le monde, mais moins quand même). Ca n’empêche pas d’agir, bien au contraire !

02/06/09

Une grossière indécence.. redondance ou caractéristique?

Odilon Redon, Stille, 1911


Si nos médias nous ressemblent ou sont l’expression de ce que nous sommes en société, de ce que nous en attendons et de ce qui fait notre monde, alors, nous avons intérêt à ramer très vite pour éviter la grande chute qui se profile. J’aurais tendance à penser la même chose à propos des politiques qui nous gouvernent et reflètent bon gré, mal gré le point de non retour vers lequel nous nous dirigeons.
D’un naturel optimiste et joueur, j’attribue cette lucidité exacerbée à un petit passage à vide. J’attribue surtout ça à l’indécence sans nom qui a caractérisé aujourd’hui les chaînes d’informations et les médias en tous genres de notre beau pays qui se sont déchaînés à coups de spécialistes gênés et d’interprétations hâtives, hypothétiques, racoleuses et loin de toute démarche journalistique, à propos de cette épouvantable catastrophe aérienne.
Faut dire que la fièvre mexicaine ne fait pas recette ces derniers jours, que la crise est triste pour beaucoup, que les portiques aux écoles ont tendance à entraîner des baisses drastiques de futures fréquentations des urnes et qu’il n’est rien de plus réjouissant que de se délecter du malheur des autres pour remplir l’audimat.
Et pendant ce temps là... rien.

31/05/09

Rammstein, zurückgekommen in mein Leben ou le décalage

Une sensation désagréable est de ne pas se sentir à sa place. Ou de ne sentir aucun lien possible avec les personnes qui sont là, autour de soi. 
Il y a aussi l'extrême contraire : l'envie irrépressible de partager tout et surtout quelques mots avec de quasi-inconnus que rien pourtant ne semble destiner à un tel torrent de sympathie et d'empathie parfois. 
Je n'y comprends rien à ces sensations extrêmes, je n'y comprends rien et pourtant ça me traverse comme des modifications climatiques soudaines. Cycle hormonal sans doute. 


26/05/09

Dérision

Time square dimanche, c'était piéton - photo AM mon chéri

Je ne sais pas si vous êtes urbain, peut-être citadin alors? Les villes, je trouve ça moche. Comme si l'homme avait réussi à concentrer tellement d'énergie pour enlaidir la Nature... et réussir avec brio... (c'est qui celui là?)
Mais seul ou avec brio, l'homme (et la femme, qui n'est pas en reste) arrivent à mettre tellement de guimauve et de rose qui pète dans leurs yeux et leurs cerveaux, qu'à la fin, parfois, ça fait comme si c'était joli, un peu!
L'homme... et la femme, parfois gavés de guimauve ou de rose qui pète se tournent vers d'autres horizons et trouvent tout aussi beau ces points de fuite fantastiques sans béton, sans structure métallique gigantesque et tout ça. N'empêche que pour de vrai, j'aime pas les villes, ça ne m'empêche pas de trouver ça magique 1 jour ou 2, grisée que je suis par le bruit et les lumières. Haaaaaaa, la femme est futile, l'homme aussi. 

25/05/09

De la cardinalisation sans religion

Early Sunday Morning (1930) - Hopper


Quand le homard se cardinalise, ce n'est pas bon pour lui, surtout en terme d'espérance de vie. Par contre, c'est bon pour toute personne aimant le homard, en bouche. Et le homard se cardinalise en cuisant, lui qui était bleu! 
En finissant de remplir mes dernières malles qui iront en rejoindre d'autres dans le container qui les emportera ailleurs, je pensais au homard. 
J'ai quelques points communs avec lui, je me cardinalise lors de la cuisson, j'en profite aussi pour synthétiser la vitamine D au même moment, mais sans exagération. Je ne suis pas certaine d'être bonne en bouche pour qui que ce soit. J'ai une carapace assez bien structurée qui me protège le plus souvent, sauf des coups du sort. je n'ai pas de pince, des doigts, avec de la préhension en veux-tu en voilà! Je tiens du homard et du grand singe.... du grand singe majoritairement... et j'en suis fière, primate que je suis.

24/05/09

Frénésie

Toshi Yoshida (1911-1995)  - Mystery Zone  1968

J'suis pas du genre à cafeter... pourtant mes draps glissent! oui, mes draps glissent! Et c'est annonciateur de départ imminent. Il faut certes être coutumier du fait. Je ne vous connais pas, je connais encore moins vos habitudes nocturnes et diurnes, vos habitudes de lit et de draps. Il n'en reste pas moins que le drap qui glisse, sans aucune retenue, sans aucune petite rugosité , c'est pour moi annonciateur de départ. J'apprécie un bon hamac ou une bonne natte, pas prétentieuse pour un sou mais qui vous apportera un sommeil réparateur après une longue journée de marche et de travail... alors le drap qui glisse dans un lit bien pensant, parfois désorganisé après quelques passions fugaces, me donne encore plus de raisons de partir vers de nouveaux horizons. 
Je n'ai pas fini mes malles, encore moins ma valise mais dès ce soir, je me reglisse dans mon hamac. 

22/05/09

Des papillons


Takicardie mon amie


On fait parfois le projet de vivre heureux longtemps, sans accroc et sans vague. Il est souvent tentant de penser que la vie est un long feuve tranquille. 
Il y a bien entendu des accélérations soudaines dues principalement à la fameuse théorie de la takicardie appliquée à l'histoire de nos vies. Mais il y a souvent les passions simples liées à l'état de nos corps et de nos esprits. 
Il y a aussi ces périodes de calme où l'équilibre semble remplir chaque interstice de nos doutes... de mes doutes. 
Je me demande encore à quand remonte ce dernier soubressaut fait de doutes, d'un peu de douleur et d'ennui? 
Demain peut-être, ou la semaine prochaine. 

12/05/09

En guise de prologue...

mais l'ouverture est pour bientôt!

Il faut un peu de temps. Tout se fait avec du temps. Du temps et des pauses. Il faut un peu de temps.