dimanche 18 mai 2008

Empathie ou rien!

L'empathie est un joli gâteau à servir chaud, sur
le visage de l'empathé (de cochon, oui c'est facile et alors?)


J'ai pensé à ça un moment, mais le ça, l'idée, s'est posée sur moi, une brise légère, elle est repartie aussi sec, me laissant désemparée, à sa recherche; cette idée a subi les lois de l'évaporation. Mais comme toujours, les idées volatiles finissent par se synthétiser à nouveau selon un principe dont j'ignore le fonctionnement, mais ça marche!
Il reste ce galimatias de pensées qui ne suivent aucun sens prédéfini de circulation, les idées anarchiques qui se glissent là où elles peuvent, là où elles sentent qu'elles auront de la résonance. Ca ne dure jamais très longtemps, mais ces idées fugaces aiment à avoir leur heure de gloire.
L'idée qui me cassait les pieds est donc revenue. Elle a pour base l'empathie. En y réfléchissant bien, un monde sans empathie, un monde sans une once de compassion est un monde plein de déséquilibre. Il y a ceux qui souffrent d'hyper-empathie et ceux qui sont atteints d'hypo-compassion, les uns et les autres s'équilibrent et donnent à la vie un rien de supportable.
Des conversations récentes m'ont amenée à reconsidérer mon comportement.
Pourquoi éprouver cette nécessité absolue d'empathie, outre des raisons professionnelles, il y a ce besoin vicérale de lutter contre ces gouffres profonds qui cisaillent notre espace, réel ou imaginaire, réel ou virtuel... Dans le monde virtuel, l'empathie d'opérette me semble assez bien portée... la réaction humaine, basique, trippesque de compassion beaucoup moins... et je ne fais pas l'amalgame.
Pourquoi, comment éprouver de l'empathie pour de parfaits inconnus? Et si on en éprouve, comment la faire accepter sans être tancé de voyeur ou de sauveur d'humanité, ce qui, on le comprend, est loin d'être un compliment.
L'empathie pourrait bien entendu être taxée d'hypocrisie, et c'est un raccourci facile dans un monde d'inconnus où l'apparence semble être un but en soi, celui de paraître au travers de ses mots et des commentaires que l'on reçoit.
L'empathie doit apparaître alors comme gênante, dérangeante, perturbante, dans tous les cas hors de propos. On est pas là pour l'humanité, et quand je dis humanité je pense à des individus, dissociés, indépendants, ayant une existence propre, non, on n'est pas là pour ça.
Mais je n'ai pas encore tout compris... je dirai même plus mon cher Dupondt, je n'ai rien compris du tout.
Tous ces échanges récents m'ont pertubée, un peu , mais m'ont perturbée quand même. J'ai même été à deux doigts de fracasser les phrases pompeuses de quelques correspondants inconnus dont les discours douloureux se teintaient rapidement d'une arrogance bon marché... mais bon dieu, pourquoi vous intéresse-vous à moi qu'ils disaient? êtes-vous bien normale? à cette heure là, vous feriez mieux de dormir...
Pourquoi, chers correspondants anonymes? parce que vots mots/maux portent les traces de la douleur, de la solitude ou du mal être bien gravé là, sur les pourtours et au milieu aussi, et aussi parce que chers correpondants inconnus, un humain normalement constitué réagit à ce genre de propos. Mais j'oubliais, ce ne sont que des mots pour paraître, juste un truc en passant, sans rapport avec votre réalité chers lecteurs inconnus. Et c'est bien là où vous vous fourrez le doigts dans l'oeil jusqu'à l'omoplate et où vous le remuez, vous avez un don inné pour le grand écart mental, pour le contrôle systématique et rigoureux de l'action de votre inconscient et je ne vous parle pas des pièces annexes !
A force de vivre dans le virutel on en oublierai presque que nous sommes des humains (grande porte enfoncée, et vlan).
L'empathie et la compassion resteront deux mamelles (il y en a d'autres, j'ai beaucoup de mamelles, je suis extrêmement a-normale) de ma vie et j'emmerde les esprits chagrins qui y verraient de la mièvrerie... qu'ils la voient si ça les chante, au moins, ils seront contents, enfermés qu'ils sont eux aussi, dans leurs certitudes. Une main tendue vaut toujours mieux qu'un poing asséné ou qu'un moignon, de surcroit ankylosé, ayant perdu toute possibilité de prévenir d'une chute!.

Petite mort... où il n'est absolument pas, mais alors absolument pas, question de sexe!


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J'ai pris une grande décision.
Je ne veux pas vieillir, non! Je ne veux pas vieillir car, trop sure de moi, je ne veux pas voir mon corps subir cette décrépitude certaine qui l'entraîne vers la dépendance. Je ne veux pas vieillir, je ne veux pas sentir mon cerveau perdre petit à petit ses facultés. Je ne veux pas vieillir pour affronter cette indifférence et ce mépris des plus jeunes certains que ça ne leur arrivera pas. Je ne veux pas vieillir et perdre cette liberté chèrement acquise et qui n'est qu'un leurre.
Je ne veux pas vieillir et me faire exploiter par de jeunes blancs becs remplis de leur suffisance et de leur certitude, perclus de leur immortalité passagère et des bénéfices publics.
Je ne veux pas vieillir pour voir ce monde encore se désagréger plus vite.
Je ne veux pas vieillir en voyant mes amis partir dans la mort comme ils le font déjà depuis ma jeunesse. Je ne veux pas vieillir. Position dogmatique.
Attention! je ne refuse pas de mourir, je ne refuse pas d'avoir des rides, d'avoir les seins qui pendent, la peau qui flétrit, non, je ne refuse pas ça, je refuse tout le reste, ce que je vois en fréquentant des personnes âgées plus ou moins dépendantes. Aucun rêve d'immortalité, bien au contraire. Je ne veux pas vieillir et je sens déjà que c'est fichu!

Portishead ou la spirale mouvante


L'album Third... rien à jeter, rien de rien, une source de sensations inépuisables qui s'absorbent en boucle, jusqu'à saturation, toujours pas atteint la saturation. Eclectique, une musique oscillant entre la mélancolie à la violence. Ca vous prend aux tripes, ça fait des trous par ci par là et très vite on devient accro, mais ce n'est pas une nouveauté.
Un vol de 10 heures avec Third dans les oreilles, ça passe aussi bien qu'un nuit rêvée... je viens donc de faire un excellent voyage! Des petites préférences : "Silence" pour son côté répétitif qui vous entraîne là où justement vous ne vouliez pas allez.. "We care on" surtout, goût de fragilité et de souvenir où s'additionnent une couche de désespoir mêlée aux remontées acides de la mémoire, et aussi "The Rip" invitation à un avenir particulièrement riant, on s'en serait douté...
De la mouvance, de la disonnance pour combler des oreilles en mal de musique qui donnent à manger puis à boire. Dans Third, il y a les deux et plus encore.

"...Through the glory of life I will scatter on the floor Disappointed and sore And in my thoughts I have bled For the riddles I've been fed Another lie moves over..." paroles in The Rip

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bonne écoute les brocolis...

samedi 17 mai 2008

...

Parce que je n'ai rien d'autre dans la tête... juste des sourires qui ressemblent à ceux que l'on a quand d'autres pensent pour vous! C'est tout et c'est bien assez les brocolis.

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mercredi 14 mai 2008

Si t'as rien à dire... tais-toi!


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Pour Nana, Joao, Clarisse et Jaguara, pour qu'on se voit bientôt à Belèm pour ce congrès et surtout, avant tout (et contre tous) pour tous ces moments de liberté retrouvée! Yep YEP YEPPPPP

lundi 12 mai 2008

Plus loin, la mer



Les jours et les nuits passent. Rien que de très normal. Rien que d'usuel sur cette planète et un certain nombre d'autres du même système. Bref, les jours passent et ne se ressemblent pas, tout simplement grâce à la variation de nos humeurs qui avec celles du climat font que tout est imprévisible... Météo France et les meilleures analyses hormonales n'y feront rien, il y a ce je ne sais quoi d'imprévisible à chaque lever...
J'ai aujourd'hui l'envie de massacrer une bonne partie de l'humanité... et sans raison particulière ou plutôt si, pour tant de raisons inavouées, accumulées, enfouies. Il est bon parfois de faire une large fosse, très sceptique et d'y glisser cette diarrhée malodorante de désamour de ses semblables.
A bien y penser et sans y ajouter un petit nuage léger de culture judéo-chrétienne, c'est tout à fait normal, indispensable même, équilibrant enfin.
Je déteste mes semblables, pour tout ce qu'ils auraient du faire et qu'ils ont oublié de faire, pour tout ce qu'ils auraient du dire et penser même et qu'ils n'ont ni dit ni pensé (peut-être), je les déteste pour cela et pour plus encore, même si le "plus" n'est là que pour me donner raison, il n'a aucune base tangible. Je déteste mes semblables et chacun de leurs mouvements, chacune de leurs respirations ; chacune de leur parole sera pour moi une raison de plus de les vouer aux malheurs millénaires. Je les déteste et je voudrais qu'ils ressentent cet immense vide qui m'habite aujourd'hui, sans raison aucune sinon celle d'avoir décidé ce matin de ne pas m'aimer, moi et uniquement moi! A verser dans le nombrilisme voilà où tout cela me mène. C'est une grosse perte de temps!
Mais j'ai des excuses et je ne vais pas me priver de m'en donner... Elles sont toutes excellentes et il est hors de question que je les partage pour que certains n'y trouvent que de fallacieux prétextes.
Je déteste l'humanité et j'ai quelques heures devant moi pour continuer. Ensuite, je vais reconsidérer la situation... d'autres la reconsidèreront aussi en lieu et place de mon libre arbitre...D'autre auront besoin de mon empathie et de mon amour, moi-même j'aurais besoin de me re-considérer un peu pour continuer à apprécier les autres.
Mais aujourd'hui, je suis en congés d'amour, en congés de bienveillance, en congés d'écoute. Aujourd'hui je suis une affreuse sorcière au nez crochu orné d'une merveilleuse verrue poilue et verdâtre, édentée, le cheveu rare, le chapeau pointu, turlututu. Aujourd'hui je suis cette affreuse sorcière et pire encore, une terrible garce envieuse, jalouse et lascive (ça me plait ça!)... Aujourd'hui je suis tout ça et pire encore, je suis le côté obscure de moi-même et je me l'écris pour ne pas oublier comme c'est moche!
Demain, c'est décidé, je me transforme en monstre-marin, en créature à tentacules diffusant des poisons sans antidote... oui, un truc comme ça, ou pire... je redeviens moi-même!

dimanche 11 mai 2008

Colère quotidienne, again

"...D’un côté le ministre du Travail (sic) ouvre un chantier sur les conditions de travail - notamment la souffrance psychologique, le harcèlement par l’employeur…-, de l’autre, la loi de financement de la Sécurité Sociale pour 2008 prévoit à l’article 103 que le même employeur pourra désormais, par le biais d’un médecin payé par lui, suspendre le paiement des indemnités journalières d’un assuré en arrêt maladie Et attention : plus seulement comme dans le passé le complément d’indemnité versé par l’employeur, mais la totalité de cette indemnité, y compris la part versée par la Caisse d’Assurance Maladie !..."

Allez lire la suite sur cet excellent site, il y a une pétition qui concerne ce sujet si particulier là.
Et oui, petit à petit, l'oiseau fait son nid, sur le principe du coucou qui pour nidifier prend la place d'un autre oiseau, prend ses aises au détriment des individus présents dans la place.
Sinon, j'ai bien réfléchi le prochain post va tellement déborder de sexe que ces pages risquent de disparaitre, happées par la censure... huuuuummmmm! Ne rêvons pas, l'esprit reste alerte et plein de possibilités, toujours, pour lui-même, à l'infini, pour ne pas subir le joug que certains aimeraient lui faire subir, un peu, beaucoup!

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Un dimanche sur la terre, ça ne se rate pas!

samedi 10 mai 2008

Interlude

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vendredi 9 mai 2008

Roman Shustrov ou les poupées de papier



"Roman Shustrov, 1959 ...One of the initiators of the art-doll making in Saint-Peterburg. Took part in creation of the SPb Doll Museum, SPb Museum of the athoring toy, Doll gallery. Participant and organisator of many Doll-exhibitions. Dolls-sculptures of Roman Shustrov are made in the special technique, which is invented by himself and doesn’t have any analogues. He uses paper, wood, textile and original painting." Contemporary Art

J'ai passé quelques jours en France, à Antibes. En me promenant rue James Close, j'ai vue dans la vitrine de la Galerie des Naïfs un ensemble de poupées en papier mâché, une vraie expérience visuelle, une série de sensations très fortes, l'envie de rester planté là, à les regarder jusqu'à ce qu'elles prennent vie. Pas seulement ça, le plaisir de voir des illustrations de bandes dessinées prendre de l'épaisseur, en toute sensibilité. Bref, j'ai admiré et j'ai repris le fil de ma promenade. Pas grand chose sur internet, je guette à nouveau cette sensation toute en légères nuances.

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Déambulons, les brocolis, que faire d'autre?

lundi 5 mai 2008

AHhhhhhhhh


C'est un peu mon sentiment à l'instant. Un sentiment de légèreté extrême où s'associent tant de particules, d'odeurs, de sensations. Ce Ahhhh est fait de coussins doux, d'un thé rouge chaud, d'une mer bleue que l'on imagine sans fin jusqu'aux piliers d'Hercule, d'une odeur de cardamome, d'un sourire, d'un baiser maternel sur la joue, de l'arrivée prochaine d'une soeur, d'une conversation par messenger, d'une caresse sur le bras inerte d'un père, d'un mot sur internet, d'un morceau de chocolat noir (oui et alors...) et d'une once de soie pourpre glissée sous la peau pour rester élégante même dans la bouillasse verdâtre des cauchemars nocturnes auxquels on ne peut échapper (oui dessous ma peau, pas simplement sous, dessous... comme ça je conserve cette soie tant que je veux, naaaaaa) .
Je vous en souhaite autant, à tous, à partager sans modération, c'est la promo du soir, prenez-en, reprenez-en, c'est pour chacun, à accommoder à la mode de chez vous...

dimanche 4 mai 2008

Les pas perdus qui nous mènent en enfer

Ca a commencé un matin, vers 7h. Ca n'a pris qu'un instant, un petit instant où l'accident vasculaire cérébral a eu lieu. La seconde d'après, le vieil homme était étendu par terre, il ne parlait plus, il ne bougeait plus. Réaction, intervention, soins. Six mois plus tard et une hémiplégie gauche en cadeau, il sortait de la clinique de rééducation où il avait été assisté et entraîné à réutiliser sa jambe droite et à remarcher lentement mais surement.
Ce que je vais vous raconter maintenant, c'est ce qui s'est passé dans la vie de cet homme et de ses proches, ce que je vais vous raconter, ce sont ces petites étapes qui font que l'enfer devient plus proche à chaque instant, ce que je vais vous raconter, ce sont ces tentatives de tendre les bras plus loin, de porter la tête plus haut pour rester hors de cette masse bourbeuse et aspirante qu'est le handicap au quotidien.
Le passage de l'état valide à celui de handicapé est une chute vertigineuse, un gouffre sans fond, le gouffre de la dépression. L'homme, c'est un vieil homme, un homme qui a joui de chacun de ses membres pendant 80 ans. Marcher, piétiner, courir, s'arrêter, se lever, s'assoir, ralentir, accélérer... toutes cette vie si simple connue sans se poser de question. Exit, la marche, exit l'indépendance, exit la vie, exit l'autonomie.


Artzybacheff -Infantilisim



La dépression, le vieil homme y plonge de tout son poids et de toute son expérience de vieil homme, de toute son incapacité à trouver un moyen de recouvrer ses moyens. Il y plonge et y entraine les siens qui se mettent à le soutenir, qui se mettent à nager à contre-courant pour l'empêcher de s'enfoncer, de mourir, de mourir trop vite, de mourir là, sans aide, de mourir de désespoir parce qu'on crève de désespoir, si souvent. Et c'est un étrange épisode de vie qui s'installe. Un épisode comme des milliers de familles en vivent chaque jour.
Les jours sont ponctués par des choses simples mais impossibles : se lever avec l'élévateur, apprendre à être lavé, changé, nettoyé, lessivé. La journée est ponctuée de prélèvements et aussi de pilules, de jolies pilules de couleurs. On oublie autour, autour il y a les mêmes modèles, ceux des autres, ceux pour qui l'hémiplégie est plus lourde ou plus légère. Il y a le traitement contre la dépression qui petit à petit harmonise les jours du vieil homme. Tout pour lui semble devenir lisse, sans aspérité sauf quelques accidents qui prennent une énorme importance. Un dérèglement intestinal, un oubli de vessie.
On fuit la mort et ce n'est plus la vie, un vaste couloir aux parois mouvantes, ils ne faut surtout pas sortir de ce couloir, il ne faut plus en sortir.
Le vieil homme est dans un monde parallèle, le sien, un monde qui de loin ne semble pas si mal, mais de près...
Petit à petit, un nouveau monde se reconstruit, le chaos n'espérant devenir quelque chose qu'au moment où l'équilibre s'enfuit... et bien le chaos joue son va-tout et perd ...un nouvel équilibre avec de nouveaux paramètres sont là.
Ensuite il y a le moment où le vieil homme rentre chez lui. Six mois se sont écoulés. Et c'est à ce moment là que commence l'enfer. Le vrai, celui qui est pavé de bonnes intentions. L'enfer où il faut se battre contre les administrations pour obtenir une aide, un soutien, un tout petit soutien, pas LE SOUTIEN, non. Rien ne se fait sans une dépense d'énergie invraisemblable, rien ne se fait sans perdre des heures, des jours des mois, oui des mois, rien ne se fait sans entendre des critiques, des insultes, des non-sens. C'est quoi les gros mensonges dont nous abreuvent les politiques et les médias, c'est quoi l'aide et le soutien, c'est quoi l'accompagnement?
Une femme de 80 ans, seule, elle fait comment pour se sortir de cette jungle sans être accompgnée, une femme de 80 ans, elle fait comment pour s'en sortir si sa famille ne la soutient pas? Cette femme c'est ma mère, cet homme c'est mon père et cet enfer, je le connais. Il faut se battre aujourd'hui, se battre contre une administration aveugle et une société qui ne supporte pas ses handicapés, car la société française ne les supporte pas, elle les range dans un coin et elle les oublie quel que soit leur âge.
Oui, nos parent peuvent crever parce que rien n'est prévu pour les aider, les prendre en charge et je pèse mes mots.
Combien de rebuffades dans les conseils généraux, combien de claques téléphoniques dans les services compétents pour obtenir si peu : une aide à domicile... prise en charge à 10% par le conseil général des Alpes Maritimes et à plus de 50% en Seine Saint-Denis...avant d'avoir un handicap pensez à bien choisir votre conseil général au grand marché du n'importe quoi!
Expliquez-moi, pure rhétorique, expliquez-moi, pourquoi des gens ayant travaillé plus qu'il ne faut se retrouvent à chercher une aide pour continuer à vivre avec un peu de décence et sans se rouler dans la merde et l'urine, suis-je désolée du peu... non!
Comme il m'arrive parfois de souhaiter que ces parlementaires ventripotents, endormis et souvent absents de l'hémicycle vivent ce parcours du combattant pour la survie de leur famille et dans les mêmes conditions que le bon peuple! Il en faut de l'énergie, de l'attention, de la volonté.
Les pas perdus ne mènent nulle part, ils entraînent juste à constater l'égoïsme de nos institutions et de nos concitoyens, ils entraînent à constater aussi, au travers de tel ou tel nouveau décret, la suppression d'une petite aide, toute petite, mais une suppression de plus, sans que personne ne s'en offusque, sans que les droits de l'Homme soient bafoués... à oui, certain, vraiment certain? extrémiste que je suis, je n'en suis pas si sure!
On a les combat qu'on peut et les parties immergées d'iceberg que l'on mérite à force de cécité.

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C'est pas tout ça les brocolis, j'ai un avion à prendre et 9000 km à faire... mais c'est pour travailler!

vendredi 2 mai 2008

Ca pourrait commencer comme ça - brouillon 1

pourquoi pas?


J’ai hésité à parler de sexe. Peut-être parce que dans sexe, justement, il y a le mot sexe. C’est une situation incontournable. Pourtant, j’aurais pu parler de ceinture hernière voire même de chasse à la palourde (la chasse à la palourde est un sport à haut risque, que d’aucun ricane en voyant là un trait d’humour facile… non, la chasse à la palourde est dangereuse et je m’en expliquerais ultérieurement)… et bien non, j’ai décidé de parler de sexe. Mais pas de n’importe quel sexe. Non, le sexe tout un chacun en parle trop souvent sans connaissance, sans se rendre compte qu’il s’agit d’un sujet sensible, personnel voir privé !
Non, je ne vais pas vous parler de votre sexe ou même de celui du voisin, je ne vais pas vous parler du mien non plus pour la raison assez simple qu’il est parti la semaine dernière en voyage aux antipodes, allez savoir pourquoi… Je vais plutôt vous parler du sexe des Anges, sujet qui me préoccupe depuis de longues années.
Le sexe des anges évoque en moi les pires turpitudes. Sans doute parce que je n’ai aucun gout pour la chose religieuse, l’ange ne m’attirant que pour son côté potelé et charmant et les possibilités infinies offertes par son hypothétique a-sexuation…Heuuuu c'est un peu pervers, non?
Je relisais du Desproges ces derniers jours, Desproges étant pour moi le sommet de la pensée philosophique (et donc égotique mais là c'est positif, hein) de ces dernières décennies, Desproges restant celui qui « au sortir d’un soupir agacé » et d’une ligne à perte de souffle, m’a donné l’envie de rire de tout et surtout de la mort, l’est pas merveilleux cet ancien vivant ?
Donc je relisais du Desproges et je grignotais, de-ci, de-là des passages traitant de tout, de rien et de sexe.

J'en reste là, ce n'est qu'un brouillon. J'y travaille.

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Spécial pour Alex (la musique)!

jeudi 1 mai 2008

et bientôt....

un post de fond sur le sexe comme moyen de relaxation universelle... c'est pas génial, les brocolis? Ce post sera issu d'une expérimentation poussée dans le milieu des protozoaires ciliés de basse Amazonie, excitant, non?

Déclaration de guerre aux Catherine, Gérald, Stéphane, Jérôme et autres délinquants sociaux non poursuivis par la loi

Faut pas non plus chercher de midi à 14 heures… non, faut pas !Car au final tout cela tient en quelques idées ou données simples : l’argent, le sexe et la violence.
Petite ou plus surement adolescente, il me plaisait de jongler avec ces trois idées en m’imaginant les manier toutes trois avec dextérité. Mais à bien y réfléchir, ça n’avait rien d’idées, c’était bien palpable. D’un naturel introverti et timide sur bien des éléments de la vie, je me faisais des films où j’évoluais de la position de femme fatale à celle de dealeuse multi-récidiviste, meurtrière par passe-temps. Cette idée de gratuité du geste m’enchantait alors que parallèlement tout dans mon éducation et dans ma vie quotidienne me criait de respecter la morale établie dans la périphérie de la famille : bien, mal, penser au prochain, tu ne baiseras pas avec des inconnus, encore moins en dehors des liens du mariage, tu tendras la joue droite une fois qu’on t’aura démoli la gauche. Bref, le temps a passé, la vie et ses ravages aussi. Et l’adolescente d’alors a pris du mordant, de la cuisse, de la dentelle sur ses sous-vêtements, de la gueule aussi quand on lui marche sur les pieds ou pas loin. Bref, la vie a commis ce qu’elle devait commettre et ce n’est pas si mal.



Aujourd’hui les choses ont changé. Les évènements ont certes changé mais ce qui a évolué surtout c’est moi. Cette tentation absurde d’occuper une place que d’autres ne viendront pas prendre. Et toutes ces transformations par simple observations répétées du monde.
Aujourd’hui, les pressions dans le travail quotidien me heurtent plus que jamais. Moi qui avait encore voilà quelques mois l’attitude agréable de celle qui hésite encore à tendre la joue, je tends le poing et je tends le poing pour frapper. Je sens à mon ton, à mes mots que ce qu’il y avait de doux en moi est caché, limité dans l’espace et le temps. Chaque matin, je mets mon tatouage de guerrière, et je marche comme une guerrière, sure d’affronter, pas sure de rentrer…Je marche du pas de celle qui n’a pas envie d’avoir peur, je marche du pas de celle qui ne compte pas recevoir de coups à moins de s’être défendue. Fini les Catherine, les Véronique, les Marthe, les Jérôme, les Stéphane, les Gérald, les Gilles qui veulent impressionner, fini, il ne sont là qu’en pure parasite de mon paysage. Et ils vont disparaître par la force des choses, parce que la vie ne nous laisse que peu de temps devant nous à partager ensemble, quelques mois, quelques années, mais le temps qu’il reste est à vivre sans ces pressions.
Ce matin, je me suis réveillée, et l’image que je renvoyais de moi était différente. Oui, j’étais lourde de rudesse, anguleuse de dureté moi qui ne suis que ronde de douceur… ou peut-être l’ai-je rêvé ? Mais ce chemin fait de pressions, de chantages ne me convient pas. A qui peut-il convenir ?
Aujourd’hui, je pars au combat et j’ai conscience qu’il en va de ma vie, de l’image que j’ai de moi, du ressenti et du mal être qui s’attache à ma peau comme un tissus mouillé, lourd et froid.
Oui, il en va de ma vie, je n’ai aucun appétit féroce mais mes poings sont prêts à la lutte, ma tête et mon corps aussi. Attention vous autres, tremblez, le respect se vit au quotidien et quant on l’oublie, il faut le réapprendre, même dans la douleur. La différence aujourd’hui c’est que je suis prête à vous rendre les coups, sans autre état d’âme que celui de la survie. Ca change la donne.

Amour d’un jour … amour toujours…

Je savais bien qu'il me trompait! (on www.trekmovie.com)

Je suis amoureuse depuis de longues années d’un homme intouchable, d’un homme inaccessible, d’un homme qui est le seul dans son genre, d’un homme qui n’est pas un homme puisque c’est un vulcain… je suis amoureuse du Lieutenant Spock !
Ca a commencé une nuit, je regardais le petit écran, trois heures du matin. La première chaîne privée que nous ayons eu après Canal, une chaîne privée non payante, encore mieux d’être amoureuse dans ces conditions... sur la Cinq!
Il y avait cette rediffusion nocturne de Star Trek que je ne pouvais rater. Je révisais des nuits entières et il y avait cette lucarne de lumière toujours présente quand je levais les yeux. Je coupais le son car j’ai toujours ou presque, coupé le son de la télévision. Comme d’habitude, en regardant les images, j’inventais les dialogues à haute voix, histoire d’entendre que j’étais bien là, vivante… là et soudain je me souviens de l’infirmière Chapel qui le regardait avec des yeux énamourés… et bien Chapel, l’infirmière, a laissé tomber. Elle a senti que la pression était trop lourde pour elle. Ensuite Spock n’avait d’yeux que pour moi, je le voyais bien… c’est comme ça qu’est né notre amour, une nuit, à 3 h du matin, sur un petit écran, tout petit.

Il y a eu des hauts et des bas, pas facile d’être amoureuse d’un mythe. Il y a eu toutes celles qui lui tournaient autour, dévêtues, ondulantes, lascives, persuasives. J’ai même vue Chapel, toujours la même, avoir quelques retours de flamme. J’ai rongé mon frein, louvoyé entre les épisodes, repéré les ennemis potentiels, identifié les situations à risques. Bref, j’ai sombré dans un amour obsessif d’un personnage de fiction, de science fiction.

Aujourd’hui je vais mieux, lui aussi d’ailleurs. Moi dans ma petite chambre blanche de mon HP, lui sur les murs en photos. Je le sais bien qu’il m’aime, il ne regarde que moi et là, bien punaisé, je suis sure qu’il n’ira pas courir après toutes ces gourgandines, ces allumeuses, ces filles de rien qui n’ont pas compris cet amour qu’il y a entre nous.

Je me retourne. Oui docteur, entrez… non, vous ne me dérangez pas, j’écris. Ohhh je me sens bien aujourd’hui même si je suis triste, mon ami n’est pas venu, il est retenu sur Vulcain pour quelques jours, mais dès qu’il peut se libérer, il vient vous voir et vous arrangerez ensemble mon transfert. Oh oui, docteur, il est toujours comme ça, il aime tout organiser. Non, non, docteur, question surmenage, je me sens beaucoup mieux…

mercredi 30 avril 2008

Exit

36ème chambre de Shaolin...

Tu sais où es la sortie toi ? J’ai cherché, j’ai remonté les escaliers. J’ai ouvert toutes les portes… je crois. Franchement, tu ne sais vraiment pas où se trouve la sortie ?
Pour ne rien te cacher je la cherche depuis… attends… j’ai pas assez de doigts pour compter mais ça doit faire au moins sept bonnes mains pleines de doigts, oui, avec peut-être même un peu plus de doigts que ce qui était prévu le jour de la distribution.
Je vois bien que tu n’es pas attentif. Ca n’a pas l’air de te gêner de ne pas trouver la sortie, j’ai même l’impression que ça te laisse de marbre. Tu ne te rends pas compte, si nous ne trouvons pas la sortie, fini, pas de retour à la maison, on reste coincé ici… et pour un bout de temps. Allez, réponds, sois pas salop, moi je te parle et je te connais pas. Pourquoi tu ne dis rien.
Tu vois, moi, je cherche, je vais pas me laisser faire hein, je vais pas laisser tomber. Je cherche la sortie… je suis entrée, il doit bien y avoir une sortie, c’est logique. La porte, tu sais, la porte par laquelle je suis entré et bien je veux la retrouver, juré, je vais la retrouver. Je me souviens pas bien tu me diras. C’était plutôt sombre… et puis c’était y’a un bout de temps.
Ohhhh le temps passe vite, tu trouves pas toi ? Dis t’es pas causant. On est là, coincé et toi, t’es assis, tranquille, tu dis rien.
J’irai bien par là, je crois que je ne suis jamais allé par là. C’est un peu sombre, un peu vieillot … oui, je crois bien que je ne suis jamais allé par là. Ca te dirait pas des fois de venir avec moi, hein ? A deux on trouvera plus vite et on sera rentré ce soir, pas trop tard pour la seconde mi-temps.

Petit à petit la voix deviens de plus en plus indistincte, inaudible presque. Tout se noie dans un brouillard épais. Demain est un autre jour.