mardi 24 avril 2012

Le temps d'une pause


Je n'aime pas les clowns. Je déteste les clowns. Ca me met mal à l'aise, le côté forcé sans doute. 
Et pourquoi se maquiller pour être quelqu'un d'autre? Et pourquoi se maquiller en blanc? Qui a une peau blanche à ce point? 
Je n'aime pas les filles super maquillées. Ca me fait le même effet que les clowns. J'ai du mal à les regarder droit dans les yeux. Il faut d'abord que je réussisse à enlever leur image, celle que j'ai devant moi, que je la remplace par un truc inodore, genre une citrouille (j'ai souvent recours à la citrouille) et hop, le tour est joué. Si la citrouille m'échappe, c'est reparti. Je suis obligée d'abréger, ça me met mal à l'aise. J'ai toujours une ou deux images à disposition en tête, que je place là, virtuellement, devant les yeux. En cas de gros malaise, elles sont à disposition, faut juste les stabiliser assez longtemps. 
Je n'aime pas les hommes super-maquillés non plus, c'est peut-être moins courant.
Je n'aime pas les hommes/femmes super-maquillés, à une exception près, celle des acteurs d'opéra chinois. Je ne sais pas pourquoi. C'est comme ça. Fut même un temps où je suivais une troupe, subjuguée que j'étais. Je le suis toujours. Je n'ai plus le temps de les suivre. 

Mais je n'aime pas les clowns. Un monde sans clown serait une vraie délivrance. J'exagère à peine. Je n'aime pas les clowns, mais qu'est-ce que j'aime rire. Les clowns ne m'ont jamais fait rire, aussi loin que je me souvienne. 

 Francis Picabia - autoportrait - 1940

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