jeudi 26 avril 2012

Aimez-vous les biscottes?






J'aime bien attendre des gens sur des quais de gare. J'aime bien attendre des gens dans des halls d'aéroports. Quand je sais que l'avion a attéri.

J'aime bien ces moments qui précèdent les grandes embrassades qui sont des bouffées d'air pur. Des grosses goulées de joie qui donnent du frisson sur la peau et un petit coup de rose aux joues.
J'aime bien me réveiller la nuit et regarder dans le lit à côté du mien, ma mère dormir paisiblement, enroulée dans ses 85 ans. Il parait que c'est la reine des neiges.
J'aime bien aussi les embrassades avant les départs, mais dans l'autre sens, comme si on avait l'âme à l'envers et la douleur brûlante en surface du coeur, la sensation d'éclater de l'intérieur.
J'aime bien l'espoir des projets, les plans sur la comètes, les idées de rencontres à venir, de fins de semaine que l'on sait passer avec ceux qu'on aime alors que pendant longtemps on a juste passé des moments seul, sans espoir de partage.
J'aime prendre un train pas trop rapide qui me mène vers un endroit que j'aime et que je connais, là où je verrais des amis et où je sentirais affleurer, dans mes idées, des souvenirs de plaisirs communs.
J'aime bien dans la nuit, quand je me réveille vers 1h du matin, parler à l'esprit de mon père, assis sur mon épaule, attentif et serein, qui sait presque essuyer mes larmes.
J'aime bien effleurer. J'aime bien poser un baiser léger, en forme de voile d'amour.
J'aime bien en décousu. J'aime bien sous l'air poussiéreux du ventilateur, j'aime bien derrière le voile de la moustiquaire, j'aime bien dans la douce chaleur de la couette.
J'aime bien la tête du chartreux posée au creux de ma main et ses yeux alanguis me regarder de loin.
J'aime bien la mémoire.
J'aime bien l'ignorance que j'imagine comme un élément de bonheur.
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